Campagne multiplateforme pour le Carrefour jeunesse-emploi de la MRC de Montmagny

En 2018, nous avons réalisé un plan de communication pour le Carrefour jeunesse-emploi de la MRC de Montmagny. Nos recherches, nos réflexions et nos analyses nous ont mis devant l’évidence d’une certaine forme de détresse chez les 16-35 ans. D’ailleurs, nos conclusions sont régulièrement confirmées par des articles dans les médias au sujet de l’anxiété chez les ados et les jeunes adultes. Malheureusement, c’est clairement dans l’air du temps…

Nous avons proposé au CJE de se positionner comme un endroit sûr où les 16-35 ans peuvent s’arrêter et faire le point sur leurs parcours scolaire et professionnel. Dans cette optique, l’organisme nous a demandé, en janvier, d’imaginer une campagne de communication.

En s’inspirant de l’esthétique des réseaux sociaux, du culte du selfie et du rythme imposé aux jeunes, nous avons créé la campagne T’en es où?

Voici les différents créatifs développés :

 

Signature visuelle :

Communiqué de presse :

 

Le Carrefour jeunesse-emploi de la MRC de Montmagny lance la campagne
T’en es où?

 

Montmagny, le 21 février 2019 – Selon de récents constats largement partagés, les 16 à 35 ans sont particulièrement touchés par des problèmes d’anxiété. Les pressions sociale et financière de même que la conciliation travail-étude ou travail-famille ne sont que quelques-uns des enjeux qui font perdre le nord aux « Y ».

Pour rappeler aux jeunes adultes qu’il est parfois nécessaire de faire une pause et de se repositionner par rapport à leurs objectifs, le Carrefour jeunesse-emploi de la MRC de Montmagny (CJE) lance la campagne « T’en es où? ». L’organisme cherche ainsi à rappeler à cette clientèle que ses intervenants sont spécifiquement formés pour conseiller, orienter et accompagner les jeunes dans le plein développement de leur potentiel.

Le CJE propose donc de découvrir l’histoire de trois personnages fictifs au cœur de situation donc les enjeux sont tirés de la réalité de bien des jeunes. En effet, en 2019, rien n’est plus facile que de trouver un emploi. Mais est-ce que cet emploi correspond réellement à la réalité de la personne? Est-ce que ce travail l’aide à atteindre ses objectifs de vie et de carrière ou si, au contraire, il l’en éloigne? Les trois protagonistes se retrouvent donc face à des choix déchirants, et leur contexte les empêche de prendre le recul nécessaire pour prendre les bonnes décisions. Il en est de même pour bien des jeunes qui ont perdu de vu leurs objectifs ou n’arrive pas à s’en fixer.

Le CJE invite donc les jeunes aux prises avec des situations anxiogènes à s’arrêter et à contacter l’organisme pour obtenir du soutien. Parfois, un arrêt s’impose pour savoir où on en est et repartir du bon pied.

Pour connaitre l’histoire d’Aurélie, 17 ans, de Jean-Philippe, 24 ans et de Mélissa, 32 ans, il suffit de se rendre au cjemontmagny.com/ten-es-ou.

 

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Source :
Geneviève Caron
Tintamarre communication créative
418 241-2140
[email protected]

 

Création de contenu web et réseaux sociaux :

Aurélie a 17 ans. Elle fait sa quatrième secondaire pour la deuxième fois. Ses amies l’ont invitée au bal de finissants pour lui remonter le moral, mais sans le diplôme, c’est poche.

Aurélie travaille à temps partiel dans une boutique. Avec les commissions, ça lui fait un revenu assez élevé pour s’offrir de quoi se consoler. Sauf que si elle arrêtait de dépenser à gauche et à droite, ça ferait longtemps qu’elle aurait accumulé assez d’argent pour payer le voyage en Australie auquel elle rêve.

Sa patronne lui a offert un poste à temps plein. Elle manque tellement de personnel qu’elle se fout pas mal qu’Aurélie n’ait pas sa cinquième secondaire.

Aurélie se réveille la nuit en essayant de peser le pour et le contre : si elle accepte le poste, elle dit adieu à la torture des cours de maths, mais elle met un X sur la carrière de policière qu’elle vise. Sauf qu’avec plus d’argent, le voyage se rapproche… Son travail empiète sur son temps d’étude, mais si elle lâche la job, c’est fini pour l’Australie.

Aurélie manque de sommeil, de temps, de concentration, elle ne sait plus où elle en est.


Jean-Philippe a 24 ans. Il partage sa vie entre le travail et son chien Tom. Quand il n’en peut plus de la routine à l’usine, il pense au moment où il emmènera Tom courir au parc.

Il a adopté le bébé bouvier durant l’été suivant sa cinquième secondaire. Son ami Steve déménageait en France et il ne pouvait pas l’emmener. Mais, surprise, les parents de Jean-Philippe ne le voulaient pas sous leur toit.

Jean-Philippe avait promis à Steve de prendre soin de Tom. Il s’est donc trouvé un boulot, un appartement, une voiture et hop, la grande vie. Mais finalement, c’est plus un traintrain répétitif.

En plus, Tom commence à avoir besoin de plus de soins. Il manque d’exercice, le seul moyen de lui éviter la prise de médicaments. Jean-Philippe voudrait acheter une maison en campagne pour qu’il puisse courir et s’amuser. Mais avec son salaire de manœuvre, on oublie le projet.

Son auto fait des caprices, il n’a pas l’argent pour payer les médicaments de Tom, il a rencontré une fille vraiment gentille à qui il voudrait offrir le monde, mais il a honte d’être cassé…

À l’usine, il y a des postes mieux payés qui sont disponibles. Mais Jean-Philippe n’a pas les qualifications requises. Pourtant il était bon à l’école. Il se demande quand sa vie a mis le cap droit dans le mur.

Mélissa a 32 ans. Elle est infirmière dans un hôpital où elle zigzague entre les quarts de jour, de soir, de nuit, les heures supplémentaires et le café.

Pas évident d’être présente pour ses deux jeunes enfants, surtout que Justin entre à l’école… Elle se dit que ça pourrait être pire, qu’elle pourrait être monoparentale comme son amie Stéphanie. Sauf que son homme est camionneur et il ne dort à la maison que deux ou trois soirs par semaine. C’est le festival de la gardienne.

Quand elle est à la maison, Mélissa est tellement épuisée qu’elle aurait besoin d’une nounou pour elle-même. Pourtant, elle imaginait la vie de famille tellement différemment! Elle a l’impression de passer son temps à prendre soin des autres au détriment de ceux qui comptent le plus à ses yeux. En même temps, elle ne se voit pas faire autre chose, son métier la passionne.

Parfois, elle se surprend à rêver qu’elle part au bout du monde avec ses mousses et son Paul pour faire de l’aide humanitaire. Découvrir un autre rythme, ouvrir les horizons des enfants, changer d’air… Pour y arriver, elle doit trouver un équilibre, quitte à changer de boulot. Elle tellement dépassée qu’elle n’arrive plus à réfléchir.

 

 

Animation vidéo destinée à une salle de cinéma :

 

Idéation : Geneviève Caron

Design graphique et montage vidéo : Caroline Gaudreau

Images : Shutterstock et Freepick