Carrefour mondial de l’accordéon

30 ans de perles musicales

Marie-Jeanne Brousseau, Québec

Du 30 aout au 3 septembre derniers, public, artistes et bonne humeur se sont donné rendez-vous à Montmagny pour leurs 30e retrouvailles musicales. À en croire les commentaires des musiciens et des spectateurs, le Carrefour mondial de l’accordéon  réussit toujours à surprendre, charmer et émouvoir.

Le cœur était à la fête pour ce jubilé de perle. Plusieurs salles combles ont témoigné de l’attachement et de la confiance du public en une programmation réservant toujours une grande part d’inédit. Il fallait voir l’auditorium du Musée de l’accordéon plein à craquer à 9  h 30 du matin, au grand étonnement des artistes, pour s’en convaincre. Le parterre des scènes extérieures, les rues, les restaurants étaient bondés et vibraient au son de l’accordéon.  Un interlude de pluie, vaincu par plusieurs courageux sous leurs parapluies colorés, n’est pas venu à bout du bonheur de partager la musique.

Après 30 ans de vision, de constance et d’inventivité, le Carrefour est devenu l’évènement phare sur la planète accordéon. Plusieurs artistes ont rendu hommage à la qualité de l’accueil mais aussi à la collégialité indéfectible qui y règne. Preuve à l’appui, des musiciens ont raconté avoir formé un ensemble avec des confrères connus lors de présentations antérieures du Carrefour. Cet effet collatéral n’est pas dû au hasard. En effet, provoquer des rencontres qui enrichissent le parcours des artistes faisait partie des souhaits formulés par les fondateurs de l’évènement.

Au chapitre des perles récoltées après trois décennies, notons les Alexandre Caron, Marie-Jeanne Brousseau et Timi Turmel, pour ne nommer que ceux-là. Ces accordéonistes nés à peu de choses près en même temps que le Carrefour foulent aujourd’hui les scènes des concerts internationaux, aux côtés de virtuoses catalans, colombiens, danois, écossais, finlandais, français, italiens, russes, canadiens et québécois. La relève en accordéon est d’ailleurs bien présente à l’internationale, que ce soit au profit de musiques traditionnelles, de la variété ou de la musique classique.

Par ailleurs, parmi les émules de l’évènement magnymontois, rappelons la création de l’École internationale de musique où on enseigne, entres autres, l’accordéon diatonique. La classe, composée d’élèves de 9 à 15 ans, était d’ailleurs à l’honneur durant l’évènement.

C’est donc sans aucunes rides que le 30e Carrefour mondial de l’accordéon a paré Montmagny de musiques nacrées, de joies précieuses et d’amitiés rares.

 

Source : Geneviève Caron