Tadam!

Grand moment dans ma vie, voici la publicité télé que j’ai scénarisée pour le Carrefour mondial de l’accordéon 2013 :

[youtube https://www.youtube.com/watch?v=DoIeF_PWmZY]

Depuis quelques années, je suis en charge des relations de presse de cet évènement. Cette année, dans le cadre d’un mandat élargi, j’ai suggéré que, pour souligner le 25e anniversaire de l’évènement, la publicité télé soit complètement différente de celle traditionnellement diffusée. Je suis encore tout ébaubie de la latitude qui m’a été laissée pour concevoir la chose! Je voulais exploiter un angle et un effet précis inspirés de mes observations sur le terrain depuis mes débuts à l’évènement.

En effet, ce qui m’a frappée la première fois que j’ai couvert le Carrefour, c’est que je ne m’attendais vraiment pas à ce que j’y ai vu et entendu. Allons, admettez donc que vous aussi, quand on vous parle d’accordéon, vous avez des images un peu poussiéreuses ou encore légèrement foraines qui vous viennent à l’esprit? Moi, j’ai été jetée sur l’innommable partie de mon anatomie qui rend la position assise si confortable.

Encore, c’est souvent cette même réaction que j’ai noté chez les gens qui assistaient à l’évènement pour la première fois. On est tous soufflés par cette grande fête des musiques du monde qui nous fait découvrir une multitude de styles musicaux, de musiques identitaires, de manifestations de la résilience des peuples et de métissages heureux. En plus, on en ressort avec un disque de musique traditionnelle québécoise dans nos poches parce qu’on vient de se rendre compte qu’on est à l’origine d’une esthétique des plus jouissives, d’une « musique du monde », le nôtre.

Alors me voici rendue à scénariser une capsule de 30 secondes qui doit traduire la diversité, la fête et la surprise. Je pense que je ne me suis pas trop trompée. Tous les instruments utilisés font partie de la collection du Musée de l’accordéon, une institution créée dans le sillage du Carrefour. Même l’orgue de barbarie, car elle a été construite selon le même principe sonore que l’accordéon. Aussi, la musique de la trame sonore a été pigée à même les artistes de la programmation 2013. Pour trouver cette gradation dans le tempo et isoler les bonnes mesures, mes oreilles ont eu droit à des heures de plaisir musical.

Mais tout ce beau concept aurait fait patate sans l’audace et la confiance de mon client et sans l’extraordinaire collaboration et le savoir-faire impec de l’équipe d’Hidalgo Média. Chapeau les gars. Vous vous en doutez, tout a été tourné devant un écran vert, avec un soin méticuleux pour tous les petits détails. Je tiens à féliciter le travail du monteur, Dave Hryszczyk, qui a découpé les accordéons et les a animés en suivant le regard de notre acteur qui, bien sûr, n’avait rien devant les yeux pendant le tournage.

Bon, depuis le début de ce verbiage, vous vous demandez quand est-ce que je vais enfin vous dévoiler le nom de ce jeune éphèbe divertissant sans qui la pub ne serait pas ce qu’elle est. J’y suis! Retenez ce nom : Léo Dumas-Chalifour. Ce finissant de la défunte option théâtre du cégep de La Pocatière s’est prêté au jeu avec un enthousiasme et un professionnalisme désarmants! Léo veut faire des films, mais derrière la caméra. Cependant, rassurez-vous mesdames, il m’a dit qu’il aimerait se donner de petits rôles dans ses réalisations. Léo, on compte sur toi.

Merci spécial à Sandro Thornton, président d’Hidalgo média, qui a dirigé Léo d’une main de maître et qui a d’ailleurs apporté sa touche au scénario.

Merci au chargé de projet et caméraman d’Hidalgo, Denis Caron, pour son humour et sa diligence.

Merci aussi à mon ami et journaliste Tommy Lavoie qui nous a prêté les vêtements que porte Léo.

Voilà, première pub télé scénarisée et réalisée par Mme Tintamarre qui y a pris un malin plaisir, je vous l’assure!